Le film raconte l’histoire d’un couple (un marocain et une américaine) qui a décidé de rentrer vivre au Maroc. Il fut obligé à faire face aux contraintes de la société d’accueil. Mais ce qui rend le sujet plus captivant et susceptible de suite aussi bien extraordinaire qu’affective est que la même situation est perçue et vécue autrement par les enfants.
Donc d’un coté on a deux cultures qui essaient chacune de se prévaloir et d’un autre coté deux générations qui perçoivent la même réalité de deux angles différents mais qui convergent à la fin vers une constante : la vie est belle ; la coexistence est noble.
Le rapport de ce film avec le reste de la filmographie de
Saad Chraibi réside, faut-il le rappeler, dans la quête permanente de ce réalisateur à soulever des thèmes qui suscite des débats et qui cherchent surtout à questionner. Dans le cas d’
ISLAMOUR,
Saad interroge en le spectateur sa disponibilité à accepter l’autre tel qu’il est et au lieu de lui demander d’être comme nous pourquoi nous ne faisons pas l’effort de s’approcher de lui et de rapprocher nos visions.
ISLAMOUR, un nouveau film, une nouvelle expérience de
Chraibi. Un appel renouvelé pour la tolérance.