Le développement du secteur de la création cinématographique est un projet de nation qui exige l’adhésion de tous. Il impose également des actes qui émaneraient d’un sentiment d’appartenance et d’un souci du devenir de la culture nationale qui éclaircirait plusieurs facettes de nos réalités et répondrait à nos attentes.
Le cinéma marocain, ces dernières années, a commencé à aspirer à jouer un rôle important et prétend rivaliser d’autres cinémas. Mais cela suggère quelques questions : - quel rapport pourrait-il exister entre quantité et qualité ? Le Maroc produit, par an, environ 12 films de long métrage et plus de 100 films de court métrage. Quel est l’apport de ces productions pour l’évolution du secteur cinématographique marocain ?
En effet, le rapport qualité / quantité est intrinsèque lorsque la recherche du perfectionnement qualitatif motive la production. Donc dans ce cas, chaque film se veut comme une nouvelle expérience visant à enrichir, à corriger, à améliorer l’acquis, qui est pris dans ce cas sous l’angle de partie d’un ensemble créatif collectif et visant à le rendre plus représentatif. Or, pour le cinéma marocain, des expériences restent loin de ces préoccupations artistiques ; d’autres ont révélé une conscience artistique cherchant à rénover pour mieux servir.
Un autre constat semble certain : l’acteur marocain s’impose comme élément essentiel de la réussite d’une expérience cinématographique et il est capable de constituer une valeur ajoutée certaine à l’œuvre. On ne citerait pas les vedettes de notre cinéma qui ont ébloui et émerveillé par leur talent et leur savoir faire depuis des décennies. Mais il serait du devoir de reconnaissance de s’arrêter sur ces nouveaux talents qui émergent et qui sont convaincants dans leur profession de comédien et dans leurs choix artistiques qui constitueraient, par la suite, pour eux des références esthétiques et intellectuelles. On citerait, comme exemple de cette jeunesse prometteuse, l’acteur
Malek AKHMISS . Ce jeune acteur commence à se faire une place qui serait certainement prestigieuse dans le cinéma marocain. Ses rôles, même secondaires, laissent voir le profil d’une compétence artistique latente au fond de ce jeune homme sympathique, au sourire éternel.