Le jeune homme, héros du film, s'est relié affectivement avec cet endroit et a constitué pour lui une condition intrinsèque pour accéder à l'être se son désir. Mais il a pris conscience, par la suite, que cet espace le fige et le prive de la beauté et de la liberté de déplacement et de vie. Alors il s'est construit un engin, moyen d'escapade et de sauvegarde d'une situation qui faisait le bonheur de l'être aimé.
Un vélomoteur, sur lequel le jeune homme a monté une petite baraque avec fenêtre, servirait au jeune couple de prétexte de déplacement dans l'espace tout en restant fidèle à la beauté romantique de la rencontre. Ce déplacement a mené vers des champs où foisonnent toutes les couleurs et a donné l'impression au récepteur qu'il était devant un plan des plans chers aux cinéastes iraniens.
En parallèle avec cette histoire s'est ficelée une autre, celle d'un instituteur et de sa femme qui n'ont pas su se diriger vers une issue et trouver un moyen de contact avec le monde rêvé. Cette situation montre que l'humain est souvent maître de situation et que les solutions de vie ne sont pas aussi délicates et inaccessibles qu'il est supposé.
« FENETRE » de M. K. DERKAOUI est un court métrage avec un foisonnement narratif qui a mené en parallèle deux histoires avec deux aboutissements différents : un objet de quête simple et retrouvé pour les uns mais négligé, par inattention, pour les autres. Ce film est une invitation à la découverte de tout ce qui est simple, souvent proche et qui pourrait changer le cours d'existence et susciter parfois un bonheur intense.
DERKAOUI, un réalisateur, qui maîtrise à merveille l'outil d'expression cinématographique, a dirigé en maître ses comédiens et a produit pour le cinéma national un film en toute beauté.