Ce progrès est à mettre au compte de l'attention portée aux droits de l'Homme et aux libertés publiques au Maroc, a estimé Berrada dans un entretien à la MAP, à l'occasion de l'annonce de la tenue à Damas en novembre prochain du 35-ème congrès de l'assemblée générale de l'UDA.
"L'élargissement des libertés publiques et le développement des droits de l'Homme ont eu pour effet certain d'encourager la parution de nouvelles publications et l'investissement dans ce domaine", a-t-il ajouté.
Evoquant l'attention dont fait objet désormais l'investissement dans la presse, Berrada a fait remarquer que si l'acquisition d'une imprimerie était considérée, il y a quelques décennies, comme une aventure dont la non-faisabilité économique était établie, l'entreprise de presse est aujourd'hui bien en place et la publication de journaux est devenue une activité rentable et un investissement qui doit requérir une attention particulière.
Concernant la désaffection du lectorat marocain pour les journaux qui se traduit par un taux de lecture ne dépassant pas 13 exemplaires pour mille personnes, Berrada a noté qu'il importe de prendre ce chiffre à sa juste mesure, soulignant, dans ce sens, que certains quotidiens qui n'ont été lancés que depuis moins de deux ans, ont vu leurs ventes quotidiennes dépasser les 150.000 exemplaires, alors que les ventes de journaux plus anciens ont reculé, ces publications n'ayant pu répondre aux exigences du lectorat.
Parmi les autres aspects du progrès de la production journalistique au Maroc figure le lancement de plusieurs revues et périodiques spécialisés dans les domaines de la femme, de l'enfant ou du sport, a ajouté Berrada, prédisant davantage de développement pour le secteur de la presse écrite au Maroc, au vu des subventions octroyées à la presse nationale, ainsi que des modifications prévues dans le cadre législatif de la profession, qui auront pour objectif la consécration de la liberté de la presse et l'organisation du secteur.