C'est le deuxième film libanais qui remporte ce Prix après le court métrage "Prêt-à-porter Imm Ali" de Dima El-Horr lors de la première édition du festival de Tanger en 2002.
"La leçon Numéro Cinq" a été très bien accueillie par le jury du festival grâce à sa réalisation, son scénario bien ficelé qui traite notamment du conflit des civilisations et du quotidien d'un groupe de vieux voulant immigrer aux Etats-Unis.
Le prix spécial du jury est revenu au film chypriote "Pharmakon" de Ioakim Mylonas qui traite la propagation d'une épidémie au sein d'un groupement d'habitats et les moyens de faire face à cette question.
Le court métrage "Fin du mois" du réalisateur marocain Mohamed Mouftakir s'est vu décerné le prix du meilleur scénario.
La meilleure interprétation masculine a été décernée au jeune slovène, Milan Pavlovic pour "Bonne chance" de Marko Santic, alors que la meilleure interprétation féminine a été attribuée à une actrice grecque pour son rôle dans "La maison aux oliviers" de Thouly Dosios.
Le jury, composé de sept membres, a décidé d'accorder une mention spéciale pour trois courts métrages en l'occurrence "Un conte de Shéhrazade" du libanais Rami Kodeih, "Le châtiment" de l'espagnole Isabel Ayguavives et "Trouves temps rêve" du turc Fayçal Soysal.
Le président du jury, le réalisateur palestinien Michel Khalifa, a estimé que primé seulement cinq courts métrages n'a pas été une mince affaire ajoutant que tous les participants méritent un prix.
Il a également estimé que ce festival est un espace permettant de suivre l'évolution du cinéma méditerranéen.
Présidé par le réalisateur Michel Khalifa, le jury est composé de la productrice turque Sibel Vosky, des deux acteurs marocains Saâdallah Aziz et Khadija Assad, du réalisateur Charafeddine Anbari, du peintre Saad Hosni et du réalisateur sénégalais Ben Diogay Beye.
Quelque 42 films représentant 17 pays méditerranéens ont été en compétition, six jours durant, pour gagner l'un des cinq prix du festival.