Lors de la cérémonie d'ouverture à laquelle ont pris part notamment un parterre de cinéastes et d'intellectuels marocains, les intervenants ont mis en exergue le parcours professionnel des deux cinéastes, qui, ont-ils indiqué, ont contribué avec leurs euvres cinématographiques à la promotion du cinéma national aux niveaux local et international.
Connu notamment pour son long métrage, "Rhésus ou le sang de l'autre", Mohamed Lotfi avait étudié à l'Institut des Hautes Etudes Cinématographiques de Paris. De retour au Maroc, il devient reporter et chef de service des actualités marocaines, d'abord au Centre cinématographique marocains (CCM), puis à la radio et télévision marocaine.
A partir de 1962, il réalise de nombreux courts et moyens métrages, notamment le documentaire "La Marche verte en 1975". Mohamed Lotfi, qui s'était intéressé de plus en plus à la production, avait réalisé son premier long métrage de fiction à l'âge de 58 ans.
Quant à Mohamed Qaïssi, alias Michel Qaïssi, il est connu au niveau du 7-ème art mondial dans les films "Blood Sport" et "Kickboxing", deux productions qui ont fait un tabac au Box Office américain.
Mohamed Qaïssi avait également réalisé les films "To the Death", "Back lacht" et "Koma".
La séance inaugurale de cette manifestation cinématographique initiée par l'Association Médi Film Création Maroc, a été également marquée par la projection des trois courts métrages " shift+suppr" de Jihan El Bahhar, "voyage dans le passé" de Ahmed Boulane et "la fin du mois" de Mohamed Mouftakir.
Les 13-èmes journées du film marocain, sont d'une grande importance pour la pérennité des productions cinématographiques nationales et un positionnement stratégique pour faire face à l'hégémonie du cinéma commercial étranger, ont indiqué les organisateurs.
Ils ont également mis en exergue la dimension notamment culturelle de ce rendez-vous cinématographique organisé chaque année dans la capitale spirituelle du Royaume.
"Ce genre de manifestations ambitionne de préserver, en général la patrimoine culturel et artistique du Maroc", ont-ils dit.
Selon les organisateurs, ces journées devenues au fil des années un carrefour de rencontres culturelle et artistique, ambitionnent entre autres de développer la sensibilité artistique des jeunes et de les inciter à s'intéresser davantage au cinéma marocain.
Au programme de ces journées, figurent la projection et la discussion de huit courts et autant de long-métrages, tous mis en scène par des réalisateurs marocains de renom.
Outre une table ronde, cette 13-ème édition prévoit aussi la projection de longs métrages ayant connu un grand succès auprès du public et des critiques, à savoir "en attendant Pasolini" de Daoud Oulad Sayed, "Rhésus ou le sang de l'autre" de Mohamed Lotfi, "Les Anges de Satan" et "Rabia et les autres" de Ahmed Boulane, ainsi que "Le rêve marocain" de Jamal Belmejdoub, "Le vent de la mer" d'Abdelhay El Iraqi, "Al ghaib Al Mawoud" de Ahmed Ziad et "mille mois" de Faouzi Bensaidi.