Au cours de cette audience, qui s'est déroulée en présence du défendeur, Rachid Niny, le ministère public a souligné que la partie demanderesse a été lésée par les informations contenues dans l'article incriminé. Il a ajouté que la liberté d'expression doit s'exercer dans le cadre du respect de la Constitution, tout en s'assurant de la véracité des informations publiées par le journal, de la fiabilité de sources et du respect de la vie privée des personnes.
La partie civile a réclamé des dommages et intérêts d'un montant de 3 millions de dirhams, dont 1,5 million de dhs à verser à un fonds pour des journalistes retraités. Elle a aussi demandé la publication du texte du verdict par Al Massae et dans deux autres quotidiens nationaux.
L'avocat de la partie défenderesse a demandé à la Cour d'acquitter son client et de rejeter les dommages et intérêts, pour manque de preuves, ajoutant que son client n'a aucune relation avec les faits rapportés dans la plainte du demandeur. Rachid Niny a rejeté le présumé délit de "diffamation et d'injures" publiques, soulignant que le journal n'avait pas l'intention de porter atteinte à qui que ce soit et que des excuses ont été publiées dans ce sens par le quotidien.
Trois autres plaintes pour les mêmes motifs (diffamation et injure publiques) ont été déposées auprès de la même juridiction contre le directeur du journal par trois substituts du Procureur du Roi près le tribunal de première instance de Ksar El Kébir.